Deftones – Diamond Eyes


Genre: Métal alternatif                           ® 2010

Après 4 longues années d’absence, les Deftones reviennent de plus belle avec Diamond Eyes.

Après un Deftones (2003) et un Saturday Night Wrist (2006) qui m’avaient laissé un profond gout d’amertume, j’étais donc, il y’a encore peu, très sceptique sur mon approche de cet album. Mais le groupe a décidé de réunir la rage efficace et la créativité qui a fait leur succès. Résultat: je suis plus que comblé, le groupe de Sacramento (Californie) a su montrer qu’il était encore là, tout en se débarrassant à l’aise de son étiquette « Néo-métal ».

Il aura fallu attendre dix années avant de retrouver ce qu’on aime de la formation: Chino Moreno sait à nouveau chanter, et marie parfaitement sa voix à la guitare ESP 8 cordes de Stephen Carpenter, le jeu de batterie d’Abe Cunningam est redevenu authentique, autant que le jeu de basse du remplaçant temporaire de Chi Cheng, Sergio Vega. Et Franck Delgado, clavériste officiel de la formation depuis 2000, apporte sa touche ambient au tout.

On se remémore sans difficulté et surtout avec grand plaisir la rage d’Around the Fur (1996) et la magie de White Pony (2000)

En témoigne le titre d’ouverture, « Diamond Eyes », aussi planant dans le chant que puissant dans sa rythmique. Le riff du couplet se veut lourd, contrastant avec celui du refrain, mélodique à souhait.

« Royal » rappelle le Deftones des années 90, avec la recette couplet énervé/refrain mélodique. Un retour aux sources très bienvenu. Un peu comme « Cmnd/Ctrl », où vrombrit la 8ème corde de Carpenter, qui porte à merveilles un chant torturé mais encore une fois aérien sur le refrain.

« You’ve seen the Butcher » est un titre étrange, surement dû à son rythme pesant. Pas le plus efficace de l’album, mais il reste tout de même dans le contexte Deftones.

« Beauty School » est une balade rythmée, où l’essentiel est dans la voix de Moreno, maîtrisée comme jamais.

Impossible de ne pas penser à White Pony en écoutant « Prince », même spiritualité, même froideur, bref une petite perle.

Second single, « Rocket Skates » est un tube en puissance, un peu dans la veine des derniers albums pour les contre-temps un peu intempestifs, mais qui au final donnent du piment à l’effet « bulldozer » du morceau.

Rien de bien extraordinaire avec « Sextape », morceau en demi-teinte où même Chino ne parvient pas à mettre un peu de relief, dommage, enfin passons.

« Risk » ressemble étrangement à « You’ve seen the Butcher », avec quelques envolées vocales en plus.

L’oeuvre se termine ne douceur avec « 976-Evil » et « This Place is Death », on aurait aimé un dernier morceau énervé, histoire d’optimiserr au mieux une playlist un tantinet déséquilibrée, mais loin d’être mauvaise. C’est, au final, avec joie que l’on retrouve nos cinq lascars de Sacramento.

7,5/10

Laurent.

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