Stone Sour – Audio Secrecy

Genre: Métal alternatif                          ® 2010

Je commence par une remarque débile pour ouvrir les hostilités: il semblerait que le décès prématuré de Paul Gray (ex-bassiste de Slipknot) aie accéléré le processus de création des derniers albums des « side-projects » de l’hydre à noeuf têtes, à savoir le « Women and Children Last » (petit clin d’oeil au « Women and Children First » des dieux Van Halen) de Murderdolls et le Audio Secrecy de Stone Sour qui nous concerne actuellement. Cependant cette tragédie ne se ressent pas spécialement dans leurs compos respectives.

Voici donc le 3è album attendu de Stone Sour, qui est, rappelons-le, composé de James Root et de Corey Taylor, respectivement lead-guitariste et chanteur (n°5 et n°8 dans Slipknot pour vous embêter un peu), ainsi que de Shawn Economaki à la basse (également manager de Slipknot, drôle de transition), de Josh Rand à la gratte rythmique et du frappeur au cv déjà bien chargé Roy Mayorga (Ex-Soufly, ex-Ozzy Osbourne, ex-Medication, Amebix). Il succède au très applaudi Come What(ever)may, sorti en 2006, album non dépourvu d’originalité et d’émotions. Le groupe a fait une nouvelle fois appel au producteur Nick Raskulinecz (dur à prononcer, mais on s’en fiche, hein), qui a déjà travaillé avec les Foo Fighters, Deftones et Alice in Chains.

Trève de bavardages à n’en plus finir, passons aux choses sérieuses. Il semblait difficile de faire mieux que son prédécesseur, mais Stone Sour ne connait pas le terme mieux, il est plus dans le « faire autre chose ayant la même efficacité ». Et c’est tout l’intérêt de la musique aux yeux d’un fondu comme moi, la nouveauté, la diversité. En tout cas, en ce qui concerne l’artwork, même si ça sent le Photoshop à plein nez, il est plutôt agréable pour une présentation d’album rock. Le coeur en dit déjà beaucoup sur le contenu de l’engin. L’album débute par un morceau au piano, le mélancolique « Audio Secrecy », on aurait presque envie de déjà sortir les mouchoirs du placard. Mais n’abusons pas. Car la suite se révèle très postive (dans le sens « efficace », pas forcément joyeuse). SS (non, pas de nazisme ici) tient ses promesses avec un album mélodique, sombre et énergique en plus de ça. Et ce ne sont pas les très bons « Mission Statement », « Digital (Did You Tell) », « Let’s Be Honest » ou encore Nylon 6/6 et « The Bitter End » qui démentiront mes dires. Le groupe se montre également pus accessible au public avec les ballades « Say You’ll Haunt Me », « Dying, Hesitate » et « Miracles ».

Inutile de décortiquer l’album morceau par morceau, Stone Sour ne fait pas de l’expérimental, c’est un combo plus axé sur l’émotion que sur la qualité technique (pourtant présente) de ses compos. Chaque morceau à sa fibre, on aime ou pas, personnellement je suis dedans. Point de vue plutôt subjectif de ma part pour ce Audio Secrecy, qui n’est vraiment pas mauvais techniquement parlant plus de ça. Le groupe a encore un bel avenir devant lui, en espérant un peu plus de furie la prochaine fois quand même!

Laurent.

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Une réflexion sur “Stone Sour – Audio Secrecy

  1. Je pense pas que Stone Sour chercher de la furie y’en n’a une pour le premier album un peux pour le deuxième mais c’est plus une échappatoire plus calme pour les deux membres de Slipknot donc personnellement je pense pas que y’a vraiment de la furie dans les prochains disques de Stone Sour après c’est une approche personnel.

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