Methods of Mayhem – A Public Disservice Annoucement

Genre: pot-pourri métallique   ® 2010

« Mais d’où sort ce groupe? » Pour commencer, le nom de la formation n’a strictement rien à voir avec les norvégiens barrés de Mayhem, et encore moins sa musique. En 1999, le batteur des glam-métalleux Mötley Crüe, Tommy Lee (celui qui a piqué Pamela Anderson à Kid Rock), décide de monter un side-project « néo-métal » avec ses amis Stephen Perkins et Chris Chaney de Jane’s Addiction. Le premier album sort en 2000, mais sans succès, faute à une démarcation pas évidente. Il aura fallu donc attendre 11 longues années avant de voir ressurgir MoM en pleine forme.

Il faut savoir que le concept de cet album est basé sur la contribution de plusieurs fans anonymes ayant envoyé des pistes instrumentales à Tommy Lee, lequel a surement fait un tri dans tout ce brou-ha-ha.

Dès la fin de la première écoute, je n’ai pas hésité une seconde à rebalancer la sauce. La raison est que contrairement à son prédécesseur, APDA est varié, bourré d’influences et de clins d’oeil à des groupes célèbres. Il suffit juste d’écouter « Drunk Uncle Pete » pour se retrouver face à du Smash Mouth (B.O de Shrek) tout craché, mais accrocheur et doté d’un bon gros son. « Time Bomb » ressemble déjà plus à du rock alternatif ricain genre Semisonic, Third Eye Blind, pour ne citer que les bons. On a même le droit à du bourrin avec « Fight Song » qui rappelle Sevendust ou les premiers Static-X,et à de l’éléctro-pop avec « All I Wanna Do » et « Back to Before » qui pourraient presque cartonner dans les charts si le groupe sortait un peu de son terrier. Puis comme tout groupe de rock ricain qui se respecte, le groupe nous fait subir ici deux ballades vaseuses qui rappellent les derniers « tubes » de Linkin Park, ainsi « Louder » et « Blame » sont plutôt à oublier. Heureusement que des perles comme « 2 Ways » et « Take Me Off The Ledge » réhaussent vite l’estime de cet album, de même que « Only One » sur laquelle on croirait une alliance entre Chino Moreno des Deftones et Soundgarden.

L’album prend un virage électro que l’on ne remarquerait presque pas. « All I Wanna Do » trempe dans une ambiance sexuelle, avec des apparitions féminines au refrain, « Back to Before » sort tout droit d’une compilation electro/dancefloor, mais toujours dans l’univers « Tommy Lee », et « Party Instructions » balance un gros beat d’enfer où vient se coller une voix téléphonique pour un tout des plus funs. Retour au rock avec un « I Really Want You » rappelant vaguement le Kashmir des Led Zeppelin sur les couplets, avec un refrain détonant. APDA se termine avec un Let’s Go tout droit sorti des platines des 2 Many DJ’s et autres Basement Jaxx; dansez donc messieurs-dames, qui a dit que le rock n’était fait que pour les dépressifs, des groupes comme MoM savent apporter la bonne humeur là où elle doit avoir lieu d’être, chez moi en l’occurence.

Tout ça pour dire que Tommy Lee vient de montrer qu’il n’est plus à reconnaître pour son talent à inhaler une certaine substance blanchâtre depuis plus de 20 ans, et que force est d’admettre que le bougre a toujours su rester modeste dans son rock, en témoignent le délicieux Never A Dull Moment (2002), plus encré métal, et bien evidement ce A Public Disservice Annoucement qui, j’espère, va lui permettre enfin de se faire (in)justement reconnaître.

Laurent.

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