Linkin Park – A Thousand Suns

Genre: Experimental                             ® 2010

Nous y voilà. Il y’a maintenant 10 années de ça, LP sortait le révolutionnaire (ou pas, selon certains autres chroniqueurs)  Hybrid Theory, album remplit de tubes qui a lancé pour de bon la vague Néo-métal du IIIè millénaire. Des grosses guitares, un chant rappé assuré par Mike Shinoda, accompagné des mélodies et hurlements du plus célèbre Chester Bennington, des scratchs et des samples à tout va balancés par Dj John Hahn. Les morceaux ne dépassaient pas les 3 minutes en général, mais ravivaient aussi bien les metalheads que les rappeurs cherchant d’autres horizons musicales. S’en est suivi Meteora en 2003, l’album le plus varié du groupe, avec un son encore plus énorme et un côté pop plus prononcé également.

En 2007, le groupe commence déjà à laisser tomber les guitares, et la sauce rap-métal qui faisait rage auparavant avec Minutes To Midnight, premier album difficilement digeste dans son intégralité,  mais qui dans le fond n’est pas mauvais, question de goût en l’occurrence.

Il est temps maintenant de parler de ce A Thousand Suns qui tombe entre nos mains un peu comme un cheveu sur la soupe. Si les albums précédents étaient attendus depuis des mois, celui-ci n’a été annoncé qu’en août, de quoi se poser réellement des questions sur son contenu.

Un retour aux sources? Non, encore moins. ATS reprend les choses là où son prédécesseur les a commencés. Oui mais alors, pourquoi faire une chronique sur cet album, me direz-vous, et bien tout simplement parce que j’ai pris la peine d’écouter l’album, et à ma grande surprise, j’ai accroché. Je vous le dis tout de suite, les guitaristes se sont apparemment fait porter pâle, car on a nullement affaire à des morceaux rock. En fait, il est difficile de classer cet album. LP a évolué comme il l’entend, et non comme les puristes l’entendraient, « Lp sont des vendus, Lp ceci, Lp celà »

L’album commence avec deux morceaux qui m’ont parus inutiles, « The Requiem » et « The Radiance ». Ne durant pas plus d’une minute, on a affaire à un éparpillement de sonorités assez ennuyeuses il faut dire. Mauvais placement pour une accroche, pense-je. Bref, on peut passer pour s’arrêter sur le déjà plus travaillé « Burning in the Skies ». Et puis voilà l’album s’écoute tout seul, mais je pense qu’il serait plus efficace en tant qu’accompagnement d’un jeu vidéo que dans votre iPod. Des morceaux comme « When They Come For Me », « Blackout » ou encore « Wretches and Kings » correspondent très bien à ce profil.

Bon en gros il m’a personnellement plus intéressé que Minute to Midnight, pour son côté plus à l’arrache, moins médiatisé surement. A vous de voir ensuite.

Ah j’allais oublier, pour l’artwork, il s’agit d’une des pochettes les plus moches et impersonnelles que j’ai vu de ma vie. J’ai toujours pas fait le rapprochement entre le millier de soleils et cette tâche qui ressemble plus à un oiseau qui paraît s’être éclaté par terre en tombant de son nid (d’après mon imagination). Et encore, ce n’est qu’une ombre (ombre de quoi?!). Grrrr… enfin bref voilà j’assume, car je sais que le grand public ne verra surement pas les choses comme moi, et c’est tant mieux, ne les encourageons pas à rester dans cette oisiveté de la guitare, qui malgré mon affection pour cet album étrange, me font quand même bien défaut. A bon entendeur, donc.

Laurent.

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