Deerhunter – Halcyon Digest

Genre: Dream-pop                             ® 2010

Quatrième album pour le quintet américain, premier qui parvient à mes oreilles. Sans complexe ni hésitation, je vous confie qu’il s’agit d’une révélation, peut-être LA révélation pop de l’année.

Il y’a quelques jours, par le plus grand des hasards, je découvris « Helicopter » via son vidéo-clip, qui m’a littéralement scotché à mon fauteuil par sa sublime mélodie emmené par un Bradford Cox d’une classe démesurée. Il fût temps de bondir sur l’album, et voici donc ce que je peux appeler la rencontre de l’année. A la croisée de l’expérimental, du shoegaze, du psychédélique, de l’ambient et d’une pop raffinée, ce Halcyon Digest est, à mes yeux, quasi-parfait.

« Earthquake » et son arpège scintillant met rapidement l’auditeur dans le contexte. La magie opère très vite, et c’est sans difficulté que l’on déguste ces cinq minutes de rêveries.  Les deux ballades suivantes, « Don’t Cry » et « Revival », ont un ton plus « popisant » mais toujours psyché-noisy dans le fond, on appréciera fortement ce changement de formule. Petite phase mélancolique avec « Sailing », toujours avec un Bradford Cox présent, seul avec sa guitare. « Memory Boy » amène un peu de lumière à l’ensemble, malgré ses deux courtes minutes. « Desire Lines » et son intro  rappelant légèrement les canadiens d’Arcade Fire, baigne l’auditeur dans un monde adolescent que l’on ne renierai pour rien au monde, avec sa mélodie de guitare peu loin de l’excellence. Nouvelle petite ballade avec la fine crème qu’est « Basement Scene », douce et plus qu’agréable, toujours grâce au génie Cox.

« Helicopter », sublime, est surement le meilleur titre de l’album. La mélodie est superbement trouvée, vous l’avez entendue une fois, elle ne quittera plus jamais votre esprit. Il en faudra un certain temps avant que la lassitude n’apparaisse, car les frissons s’intensifient à chaque écoute. Retour à la dream-pop pure avec « Fountain Stars » directement inspirée d’anciens tels Jesus and Mary Chain ou le Velvet Underground, et « Conorado », avec  l’apparition du saxophone, qui ajoute de la folie à cet univers particulier.

Final détonnant avec « He Would Have Laughed », qui resplendit de strates scintillants pendant cinq minutes, avant de se clore sur une session sèche très bien intégrée. Rien à dire, vraiment.

Halcyon Digest est un des albums les plus variés et inspirés qu’il m’ait été donné d’écouter depuis des mois, car s’il exploite maintes styles plus ou moins boudés par le grand public aujourd’hui, on ne peut constater, au risque de me répéter, une justesse incontestable dans son orchestration. Un menu divin qui suscite en moi aussi bien les frissons que l’admiration.

Laurent.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s