UnSuN – Clinic For Dolls

Genre: Gothic-Métal mélodique          ® 2010

En vue d’un grand nombre de groupes évoluant actuellement dans le style « métal à chanteuse », la recherche de la perle rare devient un exercice complexe, la raison est bien souvent le manque de personnalité sonore, dans la voix comme dans l’orchestration.

Il y a deux ans, l’ex-Vader (excellent groupe de Brutal Death) Maurycy « Mauser » Stefanowicz change de registre en créant avec sa femme Anna « Aya » Stefanowicz un groupe de métal gothique. Le premier album The End of Life (2008) est enregistré rapidement, mais ne parvient pas à convaincre des masses, faute de diversité.

Clinic for Dolls est donc la nouvelle galette du combo polonais. Avons-nous à subir un « The End of Life 2? » Bien sûr que non. Les rythmiques sont puissantes, la production est bonne, les refrains accrocheurs et on a droit à quelques solos pas mémorables mais bien placés cependant. La voix d’Aya est toujours dans un registre « pop », ce qui donne une touche moderne à l’ensemble, et les blasts de batterie apportent une touche extrême bien appréciable, « The Lost Way » est une parfaite mise en bouche pour une succession de « tubes » potentiels comme « Clinic for Dolls » ou « Not Enough ». Bonne nouvelle également, la balade « The Last Tear » est la seule dans cet album, fort heureusement quand on sait ce qu’évoque ce genre de morceau à part un ennui profond. « I Ceased » rattrape le coup par sa rapidité et l’émotion dégagée par Aya, une des meilleurs compos du groupe. « A Single Touch » est la plus pop, mais l’émotion est toujours là, on se laisse tout de même emporter par ce côté plus accessible, qui écope également d’un gros soli de Mauser. Et pour finir, on a le droit à un « Why » terriblement efficace et entêtant, LE tube de l’album.

Pari réussi pour ces polonais, Clinic for Dolls prouve que le groupe est bien plus qu’un ersatz des formations similaires tels Lacuna Coil, Nightwish ou Sirenia. Je conçois malgré tout que la voix d’Aya ne convainc pas tout le monde de par une juvénilité omniprésente, le contraste entre cette voix et des riffs de guitare assassins pourrait en désorienter plus d’un. Mais elle n’en reste pas moins juste et naturelle. Avec un nom très facile à retenir, UnSuN fera parler de lui pour ce méfait tout à fait honorable.

Laurent.

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