Tankard – Vo(l)ume 14

Genre: Thrash                          ® 2010

Sortez les décapsuleurs, le nouvel arrivage de hublon Outre-Rhin signé Tankard est enfin à nos pieds! Sexe, bières et Thrash métal, voilà ce qui fait la particularité de ces teutons qui n’ont pas chômé en 25 ans. Véritable symbôle de débauche, le groupe se présente toujours de la même manière avec Vo(l)ume 14 quoiqu’avec un plus simple mais plus éclatant design.

C’est donc un cageot de dix bouteilles qu’il nous faut entamer, pas de quoi tomber par terre à la fin mais pas non plus de quoi rester sur sa soif.
La première gorgée surprend: alors qu’on s’attend à un effet pétillant imminent, c’est en mélodie douce que débute « Time Warp » qui marque l’apparition d’une guitare acoustique au sein de Tankard.   Ce n’est qu’une maigre sensation d’une minute-trente qui va rapidement laisser place au Thrash qu’on lui connait, même si on sent bien que l’entreprise a ajouté de la cerise dans son brut.

Tout aussi sauvage mais un poil moins cru que ses prédécesseurs qui tentaient d’apporter un ingrédient supplémentaire à chaque livraison, le Tankard 2010 se révèle être à juste titre bon. Inattendues, des mélodies marquées par les nombreux solis d’un Andy Gutjahr en pleine forme se moulent efficacement dans une base rythmique violente et entraînante. A en juger par le solo de « Rules for Fools » à tomber par terre, il est évident que les Allemands ont cherché à enrichir leur recette histoire de nous enivrer d’une manière un peu plus subtile.
De son côté, Andreas Geremia, brailleur invétéré, n’a absolument rien à se reprocher. Son énergie est indispensable dans la musique du combo, comme sur « Fat Snatchers » où il se montre particulièrement teigneux et aussi tonitruant que le lead guitare.

Chose essentielle, la production est carrément monstrueuse. Rien n’a été laissé de côté, et ça ne fait que mettre en avant ce nouveau côté productif de ces alcooliques « pas » anonymes. Même si Zissel n’est pas une batteur de génie, on aura le plaisir d’entendre les quelques contre-temps qu’il nous a concocté.

Alors qu’on se le dise, si ce Vo(l)ume 14 n’est clairement pas différent dans la forme que « Thirst » et carrément de « Zombie Attack », cette nouvelle touche mélodique n’affecte en rien les attentes de l’auditeur-buveur, car il faut bien le dire, Tankard est le Mötörhead du thrash: quoiqu’il fasse, tant qu’il y’en a assez pour faire tourner la tête, que ce soit par le headbanging ou l’abus de boisson, la satisfaction est présente. Et c’est encore le cas avec ce dernier méfait. Merci à vous, Tankard, d’être aussi prolifiques (alcooliques?…)

Laurent.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s