Stone Temple Pilots – Core

Genre: grunge                        ® 1992

 

Il fut un temps où Scott Weiland était suffisament sobre pour ne pas chuter en pleine prestation scénique (on en rit encore malgré nous), cette première moitié des 90’s où la belle Californie révélait au monde entier que Seattle n’était pas le seul berceau du grunge avec l’apparition d’une nouvelle sensation hard rock moderne: Stone Temple Pilots. Les membres, qui se sont rencontrés à un concert des Black Flag, sont jusqu’à présent restés fidèles à leur poste, chose rare pour un groupe en vingt ans de carrière.

Produit par le géant Brendan O’Brien à qui l’on doit la plupart des succès commerciaux des années à venir (The Offspring, Korn, Incubus, Papa Roach etc…), Core débarque en avril 1992 dans l’unique but de casser la barraque. Cette approche rock 70’s qui sent bon le palmier -et les acides- engendre un succès presque imminent de ce premier effort qui se vend à des millions d’exemplaires rien qu’aux States, ce qui en fait la plus grosse réussite du combo.

Musicalement, le jeu en vaut la chandelle. Là où les groupes de Seattle ne s’attèlent chacun qu’à un style (punk ou blues ou heavy métal), les STP puisent plutôt dans plusieurs registres, aussi bien chez Led Zep ou Bowie que dans les premiers crus grunge, ce qui apporte une intensité rare dans le monde du rock. Difficile de ne pas s’imaginer traverser la côte Ouest des Usa en décapotable à l’écoute du hard rock puissant de « Sex Type Thing » (Weiland module sa voix de manière impressionante, et utilise un mégaphone pour le refrain), de « Crackerman » et de « Wicked Garden », véritable hymnes à la vitesse. Les quelques titres plus soft font également partie des morceaux phares de l’album, à l’instar de la ballade acoustique « Creep » et surtout de l’ultra-mélodique « Plush », qui vaudra un Grammy Awards au groupe en 1994 pour la meilleure performance rock.

Il y’a quand même un petit point noir auquel les quatre auront du mal à se défaire, en particulier le frontman et le batteur: si le timbre du premier n’évite que peu les clichés du grunge, faisant parfois trop penser à ses compères Eddie Vedder (la pourtant accrocheuse « Sin ») et Layne Stanley (« Piece of Pie »), le jeu du second est un poil trop répétitif, manquant cruellement de roulements et d’une force de frappe typique du genre. Mais ce n’est pas ce qui empêchera une écoute agréable dans l’ensemble. Tout amateur de psychédélique et de bon rock bien gras en aura pour son compte, ça ne fait aucun doute.

STP a réalisé l’album le plus nerveux de sa discographie, qui s’orientera davantage vers une base hard rock classique par la suite, mais non moins alléchante. 15 millions d’opus vendus à travers le monde, si c’est pas beau quand même, hein…

7,5/10

Laurent.

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