Daft Punk – Discovery

   Genre: French Touch                ®2001

Suite au succès phénoménal de leur premier bébé Homework, qui fût le point d’encrage à une nouvelle mouvance électronique, la French Touch, adoptée aussi bien sur son pays natal que dans bien des pays du monde, les Daft Punk reviennent sur les devants de la scène quatre ans après avec Discovery qui apporte une nouvelle fois son lot de fraîcheur.

Moins porté sur les rythmes frénétiques, plus encré funk mais toujours dans l’esprit de la House music, le son particulier des Parisiens se voit agrémenté d’un élément inédit: un chant, proposé par les deux gus eux-même, qui se trouve essentiellement sur la première moitié de l’album. Tourné vers des accents popisants, Discovery se veut plus accessible que son prédécesseur, mais non moins intéressant.

Mis en avant par les animations de Leiji Matsumoto (Albator), qui feront office de clips dont l’intégralité compose le film Interstella 555, des morceaux tel que «One More Time» sonnent comme étant le parfait compromis entre la dance des 90’s et les nouvelles sonorités du groupe. En fait, même si l’innovation n’est pas aussi étonnante qu’avait pu l’être celle de Homework, la plupart des titres ici présents restent redoutables. Petit clin d’oeil à AC/DC avec «Aerodynamic» avec cette intro à la «Hells Bells» et surtout ce solo mémorable qui n’est pas sans rappeler le «Thunderstruck» des Australiens, inspiration industrielle sur «Harder Better Faster Stronger» et funk avec les deux meilleurs morceaux de l’album que sont «Digital Love» et «Something About Us».

Le reste est dans la continuité de Homework, dans un contexte beaucoup plus house que les morceaux chantés, mais qui apportent une hétérogénéité non-négligeable à l’ensemble. Quelques titres comme «Superheroes» et «Too Long» sont assez superficiels notamment à cause d’une répétition excessive, mais à l’écoute de «Nightvision» ou de «Veridis Quo», une seule envie parcourt notre corps, celle de voyager dans un vaisseau spatial (pourquoi pas l’Atlantis) entouré d’une centaine de personnes prêtes à danser durant des heures comme vous avec la joie et la bonheur qui s’y attèlent.

Comme a son habitude, les Daft Punk ont sorti en 2001 une autre référence de la musique électronique, plus axée sur la mélodie et également plus aboutie que Homework. Une oeuvre marquante qui signe la fin d’une grandiloquence musicale que Human After All n’a pas été en mesure de confirmer.

Laurent.

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