Cypress Hill – Black Sunday

Genre: Hip-hop alternatif         ®1993

Le reggae et le ska ne sont pas les seuls courants à vanter les mérites de la marijuana. Dès l’apparition de la culture hip-hop dans les ghettos américains, on parle de cette plante et de sa vertu soit-disant médicinale. Les premiers à avoir consacré un album à Mrs. Mary Jane sont les californiens de Cypress Hill avec un premier album éponyme en 1991 qui, bon soit-il, n’expose pas encore à fond le potentiel du trio. C’est à partir de 1993 que B-Real, Dj Muggs et Sen Dog vont exploser dans les charts avec le monumental Black Sunday, le plus sombre et le plus fourni de la discographie des porto-ricains les plus célèbres de la planète.

Possédant l’une des pochettes les plus marquantes de toute l’histoire du hip-hop, Black Sunday est le fruit d’un travail minutieux de la part de DJ Muggs à qui l’on doit ces samples mémorables et ces beats lourds. L’album démarre fort avec «I Want to Get High» où la voix nasillarde de B-Real plane et incite, sans détours, à la consommation de substances illicites, sujet qui agace nos artilleurs réclamant le droit d’envahir les rues d’épais nuages comme bon leur semble. S’ensuit «I Ain’t Goin’ Out Like That», entraînante de son sample issu du premier album de Black Sabbath, et l’hymne absolue du groupe «Insane in the Brain», inspiré du «Jump Around» de House of Pain produit par DJ Muggs quelques mois plus tôt.

Plutôt homogène, sans réelles nuances, les tubes n’ont pourtant pas de mal à être identifiés: «Cock the Hammer» sonne très hardcore à la Run DMC, tandis que «Hits from the Bong», au sample emprunté au «Son of a preacher man» de Dusty Springfield, apporte un côté fun non-négligeable.

Alternativement, Black Sunday possède quelques titres en-dessous de la qualité générale, ainsi «A to the K», considéré comme un tube pour beaucoup, n’est objectivement pas fameux, un peu trop «olé olé» et pas du tout assumé. D’ailleurs, le groupe avoue quelques temps après la sortie de l’opus qu’il a subi des pressions de la part de Columbia, grosse maison de disques qui les incitèrent donc à remplir le plus vite possible l’album qui a tout de même fini par instaurer un immense respect au groupe de la part de tous les horizons musicaux. Rares sont les albums qui possèdent autant de charmes, et c’est bien pour ça que l’on préfère Black Sunday à n’importe quel autre disque de ces vétérans de la légalisation.

Laurent.

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