Requiem – Within Darkened Disorder

Genre: death                  ®2011

Dans la famille «death-ultra-classique-mais-qui-défonce-sa-race», on demande Requiem. Ne cherchez pas l’innovation ou les prouesses techniques à la Origin dans la discographie des Suisses, ceux-ci n’auront jamais eu d’autres intentions que de faire mumuse entre copains. Si le groupe connait un sans fautes au niveau des artworks, sa discographie reste néanmoins irrégulière avec des débuts prometteurs qui aboutiront vite à une routine les empêchant d’atteindre quelconque renommée digne de ce nom.

Réduit au format de trio avec l’arrivée d’un nouveau chanteur/bassiste, l’allemand Ralf Winzer, Requiem franchit un pas dans ses ambiances: le grunt de Winzer n’est pas anodin à cette noirceur prédominante et son jeu de basse apporte le groove qui faisait défaut sur la précédente galette. S’éloignant de Bolt Thrower pour s’approcher de Morbid Angel, Requiem diversifie la donne sur Within Darkened Disorder. Agressif, puissant et réglé au millimètre, ce death vieille école est un vrai régal, car les diverses inspirations que l’on y trouve permettent une écoute fluide et franchement prenante.

Il faut dire que le batteur/marteleur Reto Crola s’en donne à coeur-joie avec ces nombreux changements de rythmes qui font de «Purified In Flames» ou du titre d’ouverture «I Am Legion» de futurs classiques du groupe. Les infimes touches mélodiques apportées par Klauser sur «Omnivore» et «Feed the Green» dévoilent l’étendue du savoir-faire de ces lurons dans le domaine. «The Plague Without A Face» fait preuve d’une technicité jamais abordée par les Helvètes jusqu’ici. Winzer aurait-il ramené une fibre allemande? Sans aller jusqu’à une comparaison avec Necrophagist ou Obscura, il semble que ce nouvel ingrédient colle parfaitement à l’esprit du nouveau trio.

Loin de révolutionner quoique ce soit comme ont l’habitude de le faire ses compatriotes (à tord ou a raison), Requiem s’en sort foutrement bien en accouchant de son album le plus intéressant autant pour son aspect direct que pour cette démonstration technique (mais pas trop quand même) de death bien mise en avant avec une production méchamment propre. Within Darkened Disorder n’est pas l’album de la mort de l’année –sauf si l’on considère que Septic Flesh est un ovni et que le death technique est réservé à une élite en mal de sensations extrêmes- mais se trouve être le meilleur moyen de découvrir ce groupe talentueux.

Un petit pas pour le death, un grand pas pour Requiem.

Laurent.

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