The Smiths – Meat Is Murder

Genre: rock/dream pop            ®1985

Les cinq ans de carrière des Smiths n’auront pas été vains. Beaucoup d’artistes issus de la scène rock alternatif (Oasis, Radiohead, Suede, Placebo…) ont un jour revendiqués l’influence des britanniques sur leur orientation musicale. Pendant cette courte carrière est né Meat Is Murder (1985), second album poussant encore plus loin l’engagement politique du frontman et parolier Steven Morrissey, végétarien fanatique qui empêchait ses camarades de s’engouffrer un steak entre deux sessions de répétitions. Mais surtout The Smiths, c’est la contre-indication de l’explosion du post-punk qui ne jure que par les synthétiseurs et la conquête des Etats-Unis, ainsi une guitare, une basse, une batterie, un chant harmonieux, quelques notes de piano et une bonne dose de mélodies ont fait le succès du mythe, et Meat Is Murder en est le meilleur exemple.

Sans entrer dans l’univers de New Order (ou Joy Division en remontant aux racines), le rock du quatuor est, d’une manière générale, dansant en plus d’avoir une personnalité. En effet, l’alliance des arpèges de Johnny Marr, de rythmes punk et du timbre unique de Morrissey lui ont permis de pondre des tubes à la pelle et de réaliser des albums d’enfer comme Meat Is Murder.

Impossible de rester de marbre face à la perle « The Headmaster Ritual » au refrain répétitif mais addictif tant sa mélodie nous emporte de sa beauté, mais ce qui est surprenant dans cet album, c’est sa diversité: on lorgne discrètement vers le rockabilly sur « Rusholme Ruffians » (musique pourtant issue du pays de l’Oncle Sam!), on s’amuse à titiller la funk avec un solo de basse à tomber sur « Barbarism Begins At Home » et on se permet un mid-tempo sur la cultissime « How Soon Is Now? » reprise par de nombreux artistes mais jamais égalée.

Simple mais redoutable, telle est la musique des Smiths. Nul groupe n’aura été aussi influents pour la pop indépendante des années à venir, et des albums comme celui-ci ne prendront jamais la poussière car le discours tenu sera éternellement d’actualité. C’est vrai… comment pourrait-on en avoir « Marr »?

Laurent.

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