Mötörhead – Inferno

Genre: heavy rock                       ®2004

Chez Mötörhead, il n’existe que trois mots d’ordre: alcool, clopes et rock’n’roll, qui ne se sont toujours pas envolés 35 ans après la création du groupe. A vrai dire, le trio en est arrivé à ce statut de mythe vivant car il n’a jamais eu la prétention de s’exclure des sentiers battus, forçant le respect du public envers cette spontanéité de vivre et surtout de composer de grands albums de hard rock.

Car oui, initialement, le groupe de Lemmy fait du rock’n’roll avec un son bien hard, avec des structures de tout ce qu’il y a de plus basique et cette voix qui sent le Jack Daniels a des kilomètres mais pourtant indispensable au son Mötörhead. Mais pour Inferno, le trio a décidé d’augmenter encore plus le volume des amplis vers son maximum pour se rapprocher du heavy metal pur et dur, et parfois même tremper dans un métal résolument moderne pour du rock’n’roll. Guitares droppées en D, tempo rapide (ah bon?…), c’est à croire que nos amis ont mangé du lion avant l’écriture de cette tuerie! Oui, tant pis, pas de suspense, Inferno est une tuerie, peut-être même le meilleur album de Mötörhead depuis Ace of Spades, si l’on considère que les vingt années qui séparent ces deux albums n’ont pas apporté plus au groupe si ce n’est une notoriété toujours grandissante.

Produit par Cameron Webb, Inferno écope donc d’un son inhabituel  pour le trio: l’ensemble est plutôt propre et puissant, la guitare de Phil Campbell s’impose plus qu’à l’accoutumé en assénant l’auditeur d’un riffing et de solos assassins. En dépit de cette évolution dans le son (admettons que c’en est une), la patte rock’n’roll est belle et bien présente, donnant fruit aux missiles que sont « Killers », « Life’s A Bitch » ou »Fight ». Les fans de la première heure, qui risquent d’être quelque peu désorientés par cet aspect moderne, ont néanmoins le droit à leur quart d’heure de plaisir avec les plus basiques « Suicide », « Smiling Like A Killer » et « Keys To The Kingdom ».

On connaît également le groupe pour sa contribution à l’apparition du speed et du thrash métal, mais jusque là, jamais il n’avait vraiment trempé dans le sujet. C’est alors que retentit le classique « In The Name Of Tragedy » qui prouve la maîtrise absolue de Mötörhead  aussi bien en matière de heavy métal que de hard rock. « Down On Me » est le titre le plus violent que le groupe n’ait jamais composé, tandis que « In The Year Of The Wolf » en est un des plus lourds.

Inferno ne marque qu’un bref arrêt métallique dans la longue carrière du trio de Birmingham, mais qui ne laisse personne de marbre. Qu’on aime ou on renie ce nouveau Mötörhead, il est clair que ce dernier casse quelque peu le mythe de l’artiste qui ne prendra jamais de risques, mais pour le coup, cette remise en cause périodique en a bluffé plus d’un. Une sacrée leçon toujours gravée dans notre esprit sept ans après.

Laurent.

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