Coldplay – A Rush Of Blood To The Head

Genre:pop-rock              ®2002

Il m’aurait été inutile de créer une catégorie « rock » sans passer par la case A Rush Of Blood To The Head de Coldplay, le seul album du quatuor parvenant à me faire oublier que ce dernier est trop souvent surestimé par rapport à bien de ses congénères britanniques de la même génération (Snow Patrol, par exemple). Cet excité de Chris Martin et ses acolytes avait déjà pondu un Parachutes (2000) mémorable avant ce deuxième album, un des meilleurs dans la catégorie pop-rock des années 2000. Quoiqu’en pensent les critiques professionnels et leur conventionnalisme à dormir debout, les albums suivants n’ont rien de plus dans le froc que AROBTTH avec leurs hymnes qui n’ont finalement aucun autre but que de faire chanter les stades. Bien sûr, on aime ou on déteste, mais puisqu’ici, il est plus question de passion pour la musique que d’albums écoutés à la va-vite et présentés pour faire le beau, on préfère mettre en valeur la période où Coldplay pondait des morceaux sincères et ne connaissait pas encore le remplissage.

Enregistré peu près les évènements du 11 septembre sous la houlette de Ian McCulloch, le leader et charismatique chanteur d’Echo & The Bunnymen , certains morceaux d’AROBTTH font sans réelle surprise penser au groupe du producteur. Une batterie bien mise en avant et des refrains aériens comme les anglais savent si bien en faire quand ils en ont la capacité. Les trois singles que sont « In My Place », « The Scientist » et « Clocks » sont encore aujourd’hui bombardés sur les ondes radio, et même si on en a un peu marre depuis quelques temps, il serait de mauvaise foi de réduire le chef-d’oeuvre à ces trois morceaux pourtant efficaces aux premiers abords parce qu’on ne peut tout simplement pas rester de marbre face à des perles comme « Politik », « God Put A Smile Upon Your Face » ou « Warning Sign ». Jon Buckland ne s’est jamais aussi bien servi d’une guitare (et donc aussi utile) que sur cet album, et ça s’entend sur « Daylight » et « A Whisper » avec leurs magnifiques mélodies empruntées aux Verve et (Echo & The Bunnymen, of course).

Cracher sur Coldplay est une faute impardonnable. Bien entendu, à partir de X & Y, il est possible de se demander en quoi le combo londonien est resté talentueux et inventif, mais il ne faut pas oublier qu’il l’a vraiment été un jour avec son deuxième disque et sa pochette indéfinissable. Une relève impressionnante de la Britpop morte à la fin des 90’s et qui souffrira brièvement d’une comparaison ridicule avec Radiohead, déjà à peine valable sur Parachutes. Merci de nous avoir laissé un joyau pareil et bonne continuation dans votre remplissage de stade. Ce sera sans moi et je loupe peut-être quelque chose, mais des spectacles, il y en a pour moins cher au Casino de Paris….

Laurent.

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