Maybe Starry Skies – Ep#2

Genre: post-rock atmosphérique   ®2012

La particularité d’une musique comme le post-rock, c’est qu’elle n’intéresse personne en dehors des amateurs de post-rock. Hormis Sigur Ròs dont la notoriété internationale n’est plus à démontrer, ces explorations sonores et entièrement instrumentales la plupart du temps peuvent s’étendre sur plusieurs dizaines de minutes mais tristement, ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir la patience d’aller jusqu’au bout du voyage. Fortement concentré aux Etats-Unis, le post-rock n’est pas inconnu de notre beau pays car non seulement le public est là mais quelques groupes comme Melatonine ou Kaolin, connu aussi pour faire dans la power-pop, ont percé à l’étranger.

Aujourd’hui, on s’intéresse à un artiste de la région parisienne, Benjamin alias Maybe Starry Skies qui vient de réaliser le successeur de SinEquaNone (2010), son deuxième ep sobrement intitulé Ep#2. Une pochette typique, en totale concordance avec l’esprit du genre annonçant quatre titres dont la superbe n’a d’égal que la liberté des oiseaux à se déplacer où bon leur semble. « Myriades » inaugure l’odyssée avec une douce plage mélancolique où la guitare sèche et le piano remplacent les confessions de Benjamin sur son premier ep. Une inspiration dans laquelle on entrevoit Godspeed You! Black Emperor ou God Is An Astronaut sans jamais aller jusque la comparaison car la chose la plus raisonnable à faire en écoutant Ep#2 est de fermer les yeux. « Centauri », avec sa légère touche électro sur laquelle se pose de magnifiques arpèges agrémentés par des nappes de claviers ambient incarne la phase optimiste et lumineuse avant que l’ambiant « Atlas » ne nous plonge défitivement dans une serenité absolue de son duo batterie/guitare sèche, qui nous prépare au percutant « Your bras » et son final épique tout en saturation digne d’un bon Mogwai (si mauvais Mogwai il y a!).

N’ayant absolument rien à envier aux grands groupes de post–rock, Maybe Starry Skies montre qu’il est capable de voler de ses propres ailes en accouchant d’un ep de quatres morceaux ne dépassant pas les cinq minutes, intimistes et chargés en émotions destinés à tous. Dans l’attente d’un album suffisamment long apportant un lot de surprises similaire. Très bonne découverte.

Laurent.

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