Tristwood – Dystopia Et Disturbia

Genre: black/death brutal       ®2010

Mozart a fait vibrer la Terre entière de ses concerto et ses symphonies d’une beauté sans pareil, aujourd’hui certains artistes ont saisi un sens propre au terme «vibration». Parce que lorsqu’on écoute un orchestre tel Tristwood, il n’est nullement question de s’imaginer planté sur sa chaise à contempler un maestro diriger ses musiciens.
Avec un tel patronyme et du fait que le groupe soit autrichien, on pourrait penser à un banal groupe de dark ambient ou de black dépressif, mais c’est dans le brutal black industriel aux relents death qu’il a choisi de baigner. Crée à l’initiative du brailleur Maggo Wenzel, l’entité Tristwood a déjà sorti deux maxis et deux albums qui ont su mettre les barres sur les « T » pour le public avide de sensations extrêmes.

Encore une fois, Dystopia & Disturbia est une auto-production avec un son toujours plus énorme que la précédente, et pour le coup, la formation a décidé d’envoyer le pâté en trente minutes seulement, et en vue de ce qu’elle nous offre, c’est plus que raisonnable. A la croisée des tarés australiens de Berzerker et de Samael, cette offrande de Tristwood a pour unique but de rendre dingue. Ca martèle comme pas possible, des murs de riffs à foison, et des sonorités industrielles renforçant le grain de folie.

C’est beau, n’est-ce pas, un groupe qui fait trembler votre habitacle même avec le volume à 2. Seulement que se passe-t-il quand l’inspiration est quasi-inexistante, et bien on apprécie deux ou trois morceaux tout au plus avant qu’une certaine lassitude ne fasse son apparition. Alors oui, D & D est un peu plus peaufiné que The Delphic Doctrine (2006), notamment sur l’approche mélodique de certains riffs, mais les guitares sont un peu trop sous-mixées, balayées même parfois par les blast-beats qui ont le maître-mot chez Tristwood. Paraît-il aussi qu’il y a une basse… Ce n’était pas nécessaire de signaler sa présence dans le livret (plutôt intéressant, on y apprend qu’en plus de se consacrer à la mythologie égyptienne, Wenzel est passionné par la science-fiction, d’où ce thème de la dystopie) puisqu’elle est clairement absente.
Il y a tout de même du très bon dans cet album comme par exemple « Irreversible » et « The New Acid Bath » qui possèdent quelques parties mémorables, mais la majorité de l’oeuvre s’appuie hélas sur l’inaudibilité et la linéarité.

C’est un peu dommage d’être obligé de tendre autant l’oreille pour cerner les subtilités, donc au final nous nous contenterons de headbanguer sans trop réfléchir. En trente minutes, Tristwood a fait son petit effet, tant pis pour le message qu’il aura voulu faire passer et pour l’approche avant-gardiste pas suffisamment etoffée,les nerfs sont à vif et nous pouvons passer tranquillement à autre chose. On encourage tout de même une telle foi, dans l’espoir que pour le prochain round, la touche personnelle sera encore plus en avant et que les riffs de guitare nous couperons le sifflet.

Laurent.

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