Deep Purple – In Rock

Genre: hard rock                         ®1970

Entre les classiques, les cultes et ceux qu’on affectionne particulièrement, le choix d’écoute de disques dépasse l’imagination. Mais le plus rare, c’est d’avoir affaire aux trois possibilités en même temps: classique du rock, album culte des 70’s et dans le top 10 des oeuvres qui ont changé ma vie. C’est à cette échelle que se situe In Rock dont la simple énumération ou la vue de cette pochette, parodie du mont Rushmore, procurent des frissons car en plus d’avoir posé les bases du hard rock et du heavy metal aux côtés de Blue Cheer, Led Zeppelin et Black Sabbath, cet album contient parmi les meilleures pépites du groupe.

Juste après la séparation des Beatles, l’insupportable Ritchie Blackmore (guitare) & ses compères s’accaparent le célèbre studio Abbey Road pour concevoir le successeur du déjà très hard The Book Of Taliesyn (1968). Huit  morceaux à connotation progressive démontrant des musiciens au sommet de leur art, allant droit au but tout en se permettant d’étendre deux ou trois morceaux de quelques minutes pour n’imposer aucune limite à leur talent. Le clavier de Jon Lord démarque Deep Purple de n’importe quelle autre formation hard à l’époque mais il n’est pas seul dans le rôle du remue-méninge: le jeu de batterie de Ian Paice est terriblement fluide en dépit des nombreux contre-temps et des roulements incessants. Par contre, les riffs de Blackmore ne sont peut-être pas aussi cultes que sur Machine Head (1972) en revanche celui de « Bloodsucker » se veut presque effrayant au rythme aussi lourd que « Into The Fire »; le blues est là mais le heavy aussi. Il n »y a pas de musicos plus en retrait qu’un autre en revanche on ne peut que constater l’apport essentiel de Jon Lord et de Gillan pour ce qui est des mélodies. L’intro de « Speed King » est d’une beauté fatale et avertit de suite de la tournure des évènements. L’ère du « yéyé » est révolue et il faut passer aux choses sérieuses, c’est pourquoi les Purple n’ont eu d’autres choix que de composer un titre montant en progression, démarrant sur des pointes d’orgue pour aboutir à une accélération et un solo de trois minutes byRitchie Blackmore, le sulfureux « Child In Time », un des seuls morceaux arrivant à me faire presque pleurer à tous les coups avec une certaine « Starway To Heaven » de un an sa cadette, coïncidence? Pas du tout, l’aura du grandiose planait à cette époque même en ce qui concerne les morceaux plus speed comme « Hard Lovin Man » ou « Flight Of The Rat » qui nous offre un petit solo de batterie. époustouflant.

Quasiment insurpassable -à cause des cinq premiers Led Zep’ et des deux premiers Black Sabbath- et classique incontesté du rock sous toutes ses formes, In Rock incarne une des plus belles offres de Deep Purple avec Machine Head et la période Coverdale. Des années qu’on se l’écoute et rien y fait, impossible de le mettre de côté tant à chaque fois il donne cette impression d’être écouté pour la première fois. Bordel de Dieu, le monde n’est pas prêt de revoir des albums de cette trempe ni même des concerts de ceux-ci. D’ailleurs en parlant de ça, je lève mon verre au défunt Jon Lord à qui cette chronique est en partie dédiée. Jon, vous êtes un exemple pour bien des musiciens et votre apport musical ne sera jamais remis en cause. Et pour vous mes amis: que la force du rock soit avec vous.

Laurent.

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