Status Quo – In The Army Now

Genre: boogie variet’                      ®1986

«A vacation in a foreign land…On est Encore là vingt ans plus tard, Ici les Enfoirés…Oh-oh-oh You’re In the Army Now» Et oui, cette fameuse chanson partie d’une bonne intention de la part de la troupe des Enfoirés intitulée «Ici Les Enfoirés», qui nous aura collées les basques dans le seul but d’offrir aux Restos du Coeur (et aux poches des artistes, mais restons discret) les fonds nécessaires pour perdurer, est une reprise du seul tube de ce In the Army Now (lui même une reprise des inconnus Bolland & Bolland) qui confirmera quelques temps après sa sortie que Status Quo est un groupe qui tourne en rond depuis le monolithe Whatever You Want (1979). En vérité, il n’a jamais été évident de savoir si les Anglais se sont enfermés dans une grotte avec leur boogie ou s’ils étaient têtus jusque la moelle pour essayer d’affronter l’explosion de la pop, du post-punk, de la cold-wave, et bien sûr du heavy.

Parce qu’en plus d’être à la masse en terme d’innovation, ce quinzième opus est loin d’être aussi riche que le prétend «In the Army Now», que l’on ne retiendra que par énervement envers cette mélodie répétitive. Si dynamisme il y a, si par moments on se prend à taper du pied («End of the Line», «Speechless»), ce n’est surement pas grâce aux riffs exploités quarante mille fois depuis les années 50 mais bel et bien parce que la batterie est un élément auquel les Londoniens ont toujours porté une attention mystérieuse au niveau du mix. Peut-être que le jeu de basse de John Edwards y est aussi pour quelque chose, ceci dit rien au niveau de la composition des morceaux tend à nous faire avaler que Status Quo fait mouche à chaque album en suivant la même recette depuis vingt-cinq ans.

Du rock bon enfant, pour ne pas dire niais («In Your Eyes» et «Dreamin’» en sont un pur exemple, et ne parlons pas de «Red Sky» où les clins d’oeil à Billy Idol sont d’un mauvais goût affligeant), c’est exactement le genre d’album qui prend de la place inutilement sur notre étagère depuis que l’adolescence nous a orienté vers une multitude d’artistes bien plus inspirés auxquels on préfèrera s’identifier. Certes, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même en vue d’une telle injustice, mais tout cela réside malgré nous dans l’espoir -subconscient- que le temps lui donne une valeur inestimable, histoire de laisser un peu de place à Christophe Maé qui s’écrit «C’est ma Terre» dans la poubelle réservée à la pollution sonore. Et ne parlons surtout pas de ce qui va suivre à partir de Perfect Remedy (1989), l’orientation variét’ qui fera oublier définitivement ce groupe légendaire à la face du monde… tant pis pour eux, tant pis pour nous, tant pis pour le boogie, mais faut pas déconner, sérieux…

3/10 pour le livret, et parce qu’on aura apprécié entre 4 et 10 ans.

Laurent.

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