Michael Jackson – HIStory: Past, Present & Future: Book 1.

Genre: R&B contemporain          ®1995

La sortie de l’avant-dernier disque du King Of Pop remonte à 1995. Le double-album HIStory -seul le deuxième nous intéresse, le premier étant un Best Of- succède à Dangerous (1991) avec lequel il représente, selon moi, la période la plus créative de l’artiste. Le disco a définitivement disparu et Jackson en est bien conscient, c’est pourquoi tout comme Prince, il choisit la voie du rock et du R&B contemporain.

De toute l’histoire de l’industrie du disque, HIStory est probablement l’album qui a sollicité le plus gros budget pour une promotion. 30 millions de dollars sagement donnés par Sony Music et 7 millions pour la réalisation du clip de « Scream » où l’on peut voir Michael faire le zouave avec sa soeur Janet à bord d’une navette perdue dans le cosmos. Mais le résultat valait le (mini) trou dans le porte-feuilles, car HIStory est de loin son oeuvre la plus aboutie après deux ans à se partager entre la composition et la vaseuse affaire de la famille Chandler. Afin d’arriver plus rapidement à son but, Jackson s’entoure de producteurs de R&B comme le duo Jimmy Jam & Terry Lewis, Bill Bottrel, Dallas Austin et du chanteur R.Kelly dont la touche lover se fait ressentir à travers l’album. Malgré le déclin du New Jack Swing en 1993 sont nés les supra-tubes « Stranger In Moscow » et  surtout « You Are Not Alone » qui deviennent des références ultimes du R&B poétique. « Earth Song », avec son message pour la protection de la planète, devient également un classique. Outre ces ballades, l’album est dans la continuité de Dangerous. Batterie en avant,  éléments rock (« D.S », « 2 Bad » et la reprise des Beatles, « Come Together »), rap (« This Time Around ») ou tout simplement R&B (« Money », « Tabloid Junkie »), il y a un paquet de choses à se mettre sous la dent.

Dernier chef-d’oeuvre du plus gros vendeur de disques de l’univers, HIStory sonne le départ d’une nouvelle mouvance qui commence à la deuxième moitié des 90’s avec l’arrivée de Usher, Jennifer Lopez, Britney Spears, Aaliyah ou Justin Timberlake: la pop urbaine. Mais aucun d’entre eux, malgré un succès interplanétaire individuel, n’arrive à la cheville du King of Pop niveau composition. Le monde aura beau me rabâcher que Thriller (1982) est le plus populaire, rien ne me fera changer d’avis. De toute manière, ce n’est qu’une « history » de ressenti, pas besoin d’épiloguer pendant trois plombes.

Laurent.

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