Fozzy – All That Remains

Genre: heavy moderne              ©2005

Quoi de mieux que d’avoir un catcheur derrière le micro pour faire des morceaux… catchy? D’accord, cette boutade fût nulle à chier, soit tout le contraire de ce groupe constitué à l’origine des musicos de Stuck Mojo et de la star du catch Chris Jericho dont j’ignorais totalement le talent de chanteur avant la sortie de All That Remains, considéré peut-être à tort par moi-même comme étant leur premier véritable album, les deux précédents étant en majorité composés de reprises, excellentes soient-elles.

Au fait, pourquoi ce patronyme, Fozzy? Parce que Jericho a quasiment la même voix que le Prince Des Ténèbres ? En réalité, on s’en moque complètement, car la fusion entre cette voix nasillarde et la puissance de feu made in Stuck Mojo est tout bonnement monstrueuse. Rich Ward reste à ce jour un de mes guitaristes préférés, et ce n’est  pas pour rien : si vous cherchez du riff qui tâche et qui fout des frissons, renseignez-vous sur la carrière du monsieur. Après avoir crée leur propre label, Ash, le combo autoproduit l’album sous celui-ci en se fixant une règle : pas de remplissage, que de la qualité! Ceci peut paraître légèrement grossier mais quand on voit le résultat, on ne peut que se réjouir d’une telle assiduité. Dix titres pour quarante minutes, c’est largement suffisant pour nous laisser le temps de recevoir dix bonnes baffes.

En plus d’être de sacrés musiciens, les Fozzy se sont permis de faire appel à de grosses pointures pour varier un peu les tendances: Myles Kennedy (Alter Bridge) qui pousse des cris sur «Nameless Faceless», Zakk Wylde sur «Wanderlust», Mark Tremonti (Alter Bridge) pour un solo sur «The Way I Am», Marty Friedman (ex-Megadeth) pour un solo sur «Born Of Anger», et le rappeur Bone Crusher qui impose sa voix de baryton sur «It’s A Lie». Rien que ça.

2005 fût l’année de la consécration pour Fozzy. Plus de 100 000 exemplaires écoulés de ce qui représente à mes yeux le summum de leur créativité avec le non moins énorme Chasing The Grail (2010). Un disque à ne surtout pas oublier et à écouter sans modération. En somme, une tuerie.

Laurent.

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