Machine Head – The Blackening

 

machinehead-theblackeninggenre: Power Thrash            ©2007

Quatre longues années séparent la sortie de Through The Ashes Of Empires à celle de The Blackening. Pour la plupart de la fanbase qui s’est solidifiée grâce à l’excellence du cinquième opus, ce dernier est considéré comme étant le meilleur album depuis Burn My Eyes (1994) en raison de sa haute technicité et de sa pureté métallique. Toujours sous le contrôle de Robb Flynn et de Colin Richardson au mixage, le « son MH » gagne en précision tout en perdant un peu de gras. Les maîtres de la lourdeur sont de retour pour donner une grosse baffe à l’auditeur, enfin c’est ce que j’ai cru avant de bâiller en plein milieu du skeud…

« Mais… qu’est-ce qu’il raconte, lui? » Et oui. Quitte à me faire détester, je ne considère pas The Blackening comme étant le meilleur album depuis le premier, tout simplement parce que sa brutalité ne suffit pas à en faire le plus intéressant. Il le sera très certainement pour le puriste qui ne veut pas entendre parler de « mélange des genres », mais pour le fan du Machine Head qui prend des risques, il n’est pas si différent des productions de son époque, à mi-chemin entre groove metal et metalcore dont Devildriver, Throwdown, Chimaira ou God Forbid sont les principaux représentants. En clair, The Blackening est excellent par principe, est attirant parce qu’il se contente de balancer un metal d’une qualité irréprochable tout en préservant quelques racines du passé mais se révèle assez peu surprenant dans son intégralité, en dehors des deux tueries « Aesthetics Of Hate » et « Halo » qui sont les seules m’ayant marqué l’esprit avec leur riff respectif.

Inutile de s’attarder, The Blackening a été une déception non pas parce qu’il est mauvais, bien au contraire, mais parce que Robb Flynn a composé un album pour plaire à la masse en laissant sa liberté artistique dernière lui. Les deux reprises « Hallowed By Thy Name » (Iron Maiden) et « Battery » (« Metallica »), si elles sont bien exécutées, me confortent dans l’idée que ce sixième opus a pour unique but de satisfaire un public exigeant. Personne ne porte la vérité, tout ceci n’est qu’un constat personnel en espérant tout de même que vous comprendrez la nature de ma frustration, qui sera encore plus prononcée avec le soporifique Unto The Locust. Euh…rangez vos battes please..

Laurent.

Line-up: Robb Flynn (chant, guitare), Adam Duce (basse), Dave McClain (batterie) et Phil Demmel (guitare).

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