Slayer – Hell Awaits

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genre: thrash metal              ©1985

L’année 1985 est marquée par les premiers albums de formations majeures du thrash metal issues des quatre coins du globe comme Megadeth, Exodus, Dark Angel et Overkill aux States, Kreator et Destruction en Allemagne ou Sepultura au Brésil. En ce qui concerne Slayer, l’ep Haunting The Chapel ayant posé les fondations de ce son typique, plus rien désormais ne pouvait stopper le groupe le plus violent du monde. C’est du moins ce qu’ils vont prouver aux metalheads avec leur deuxième album Hell Awaits, le plus sombre et progressif de leur incroyable discographie.

Une fois de plus enregistré à Hollywood aux côtés de Brian Slagel, Hell Awaits écope d’une production qui a peut-être mal vieilli en raison du mixage des guitares assez âpre, mais la mise en avant de la basse apporte une toute autre saveur aux morceaux de Slayer, une sorte de groove qu’on ne retrouvera jamais sur les futurs albums. La réverb sur la voix d’Araya ajoute davantage de tourments à l’auditeur déjà emprisonné au milieu de ce raz-de-marée de riffs à couper le souffle. Le groupe repousse encore les limites du thrash metal avec un riffing inédit sur « Kill Again » qui servira de base au death metal au même titre que Possessed et Kreator. Certains morceaux de Hell Awaits sont parmi les plus longs de la disco, à l’instar des monumentaux « Hell Awaits » à l’intro fortement dérangeante, la mid-tempo « At Dawn They Sleep » et la complexe « Crypts Of Eternity », autrement on y retrouve aussi des titres à la structure plus « classique » (« Necrophiliac », « Hardening Of The Arteries » et « Praise of Death ») ce qui permet de ne jamais perdre le fil et de savourer tout le savoir-faire des Californiens.

Complexité et satanisme, c’est ainsi qu’on pourrait définir grossièrement ce deuxième album. Mais Hell Awaits est bien plus que ça. Son implication dans l’essor du metal extreme est indiscutable, notamment dans l’apparition des riffs sombres et pesants du death metal. Une ambiance unique que le groupe décide d’abandonner au profit de la vitesse à partir de son prochain album, l’emblématique Reign In Blood.

Laurent.

Line-up: Tom Araya (chant/basse), Jeff Hanneman (guitare), Kerry King (guitare) et Dave Lombardo (batterie).

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