Smashing Pumpkins – Monuments To An Elegy

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genre: rock                  ©2014

Il plane une aura de mystère autour des Smashing Pumpkins: sans avoir de racines dans la musique country, le groupe est catégorisé en raison du tyrannisme de son frontman de « rock à Billy ». Bon, maintenant que vous êtes plié(e) en quatre sur votre fauteuil -si ce n’est pas le cas, vous pouvez cesser immédiatement la lecture de cet article- et que l’atmosphère est détendue, il est temps d’évoquer des sujets sérieux: Billy Corgan, à défaut d’être un vrai bout-en-train pour rester poli, est un musicien accompli que le temps n’a pas réussi à fatiguer, bien au contraire, car depuis Zeitgeist (2007), le bonhomme a sorti des oeuvres toujours meilleures que les précédentes, revisitant les années 90 avec des éléments contemporains qui font toute l’authenticité du groupe. N’échappant pas à cette règle, Monuments To An Elegy est à mon sens encore plus réussi que son prédécesseur, plus cohérent et bourré de mélodies qui restent en tête, d’autant plus que le maître chauve, toujours épaulé par Jeff Schroeder à la guitare depuis le départ de James Iha, a sollicité la légende Tommy Lee pour le poste de batteur sur les neuf titres.

« Tiberlus » ouvre le bal avec un piano tout en douceur qui annonce la mélodie du morceau s’armant quelques secondes après d’un riff énorme et de cette voix reconnaissable entre mille, l’accroche est immédiate et on se plaît à redécouvrir un univers qu’on adorait il y a vingt ans. Pour ne pas couper l’entrain, « Being Beige » enchaîne sur une petite mélodie douce sur le couplet et un refrain plus intense, un cocktail digne de Mellon Collie… , simple mais ultra-efficace. Pour ne rien vous cacher et éviter d’y aller par plusieurs chemins, aucun morceau de cet album n’attire pas mon attention. Même les morceaux un peu space aux premiers abords que sont « Anaise! », « Run 2 Me » ou « Dorian », reflets de la période expérimentale Adore (1998), deviennent indispensables au fil des écoutes, montrant comme jadis l’exemple du mélange des grosses guitares et de passages pop. Plus inspiré que jamais, Corgan a puisé dans ce qu’il sait faire le mieux sans se disperser pour nous offrir de vrais hymnes rock comme « One and All », « Drum + Fife » et le final « Anti-Hero » avec des mélodies entêtantes qui manquaient cruellement depuis Adore. 

Court de ses trente-deux petites minutes, Monuments To An Elegy privilégie la qualité à la quantité et est de ce fait l’oeuvre la plus courte réalisée par Corgan. Une production irréprochable pour un album également difficile à remontrer en ce qui me concerne. Tout y est, pas besoin d’en demander trop après tant d’années à désespérer de revoir un jour la flamme du Smashing Pumpkins made in 90’s se ranimer. Espérons que Day For Night achève le projet « Teargarden by Kaleidoscope » aussi efficacement que ce très beau neuvième album. Merci Billy!

Laurent.

Line-up: Billy Corgan (chant, guitare, basse, claviers), Jeff Schroeder (guitare) et Tommy Lee (batterie).

 

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