Extol – Extol

Extolgenre: death progressif            ©2013

Non, le metal n’a pas fini de nous surprendre. Non, les groupes contemporains ne sont pas tous des remixes de courants lancés ces vingt dernières années. Pour un peu qu’on les connaisse, les chrétiens norvégiens d’Extol, sur le terrain depuis 1993, ont toujours su défier avec brio la loi du « je vais jouer ça pour que ça marche ». Les informations brumeuses du groupe depuis la sortie de l’excellent « The Blueprint Dives »  nous ont laissé croire que l’aventure était définitivement terminée, mais la santé de Peter Espevoll (chant) s’améliorant, les musiciens restant à savoir David Husvik (batterie, choeurs), Ole Børud (guitare, basse, choeurs) et Peter donc n’ont pas chômé en 2012 et pour dire, ont fini par pondre un des albums metal les plus surprenants de 2013, sobrement intitulé « Extol », autoproduction mixée par le grand Jens Bogren (Opeth, Devin Townsend, Soilwork).

Tel un raz-de-marée, ce cinquième opus nous est arrivé dans la tronche avec la ferme intention de nous immerger dans un metal progressif au fort penchant death, original et terriblement accrocheur. Rares sont les formations qui associent modernité, intensité et mélodie avec autant de virtuosité, de plus le trio offre une brochette de morceaux plus accessibles que par le passé, agrémentés d’un chant clair magnifique (« Betrayal », « Open The Gates », « Extol ») ou de solos majestueux (« Wastelands », « Ministers ») qui s’opposent à la voix terrifiante de Peter avec une aisance hors-norme. Plus intense que brutal, « Extol » fait parfois penser à Cynic (« Faltering Moves », l’interlude « Dawn Of Redemption ») ou Textures (« Unveiling The Obscure »), s’éloignant par ailleurs du thrash technique de Believer des albums précédents, ainsi le groupe est parvenu à renforcer son identité en privilégiant l’accessibilité sans toutefois dire merde à la technicité.

Un son moderne, frais et sorti des tripes de types qui savent où ils mettent les pieds, contrairement aux américains de Between The Buried & Me dont la liberté artistique, quelque peu similaire, laisse aujourd’hui à désirer. Les amateurs de metal sans barrières prendront leur pied à coup sûr, les autres peuvent tenter l’expérience sachant que cet album ne laisse aucune place au remplissage. Aussi inclassable que tonitruant.

Laurent.

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