Nickelback – Silver Side Up

Genre: métal alternatif                ®2001

 N’ayons pas peur d’en parler: alors que les premières années du XXIè siècle annoncent l’arrivée d’une multitude de groupes issus de la scène néo-métal, l’écurie Roadrunner met en avant un groupe canadien ayant déjà deux albums a son actif au succès plus ou moins notable. Si les débuts sont très inspirés par Nirvana, Silver Side Up dévoile une facette plus hard rock et encore plus accessible.

Une chose est sûre: on se souvient tous de ce matraquage médiatique qui a subsisté pendant tant d’années, celui qui nous a un temps écoeuré des canadiens, mais dont la longévité sur les ondes a finit par en faire un classique du rock ricain, la pseudo-ballade « How You Remind Me » et son clip à l’eau de rose. Mais avec du recul et un peu plus de sagesse, on se rend bien compte que Silver Side Up n’est pas l’album d’un tube qu’on osera volontiers zapper histoire d’oublier un peu la rude sentence qui nous a été infligée ces dix derniers printemps.

Si nous parlions de hard rock un peu plus haut, c’est parce que contrairement à ce que l’on pourrait croire, le gros son, la sature et le chant nerveux ne manquent pas à l’appel. Sans grosses prétentions, ni trop d’artifices, les neuf titres sont tous plus entraînant les uns que les autres, notamment redevables au talent incroyable de Chad Kroeger pour ce qui est de pondre des mélodies qui s’incrustent dans la cervelle. En témoigne « Too Bad », deuxième single un peu plus digeste grâce à son solo sympatoche, au refrain pas trop difficile à retenir plus de ça, mais des titres comme « Money Bought », « Never Again » et « Just For » font la véritable force de cet opus qui est à mille lieux de quelconque prise de tête. Et puis il y a ces quelques approches stoner qui plaisent tant aux aficionados de guitares sous-accordées: « Hollywood » et son rythme répétitif auquel vient s’accrocher plusieurs éléments comme une voix trafiquée et un solo crade et dissonant façon Kyuss ou « Where Do I Hide » qui montre que le combo a réussi son permis poids lourd, qu’il n’utilisera pourtant qu’à l’occasion.

Pari réussi pour le label hollandais qui se frottera les mains avec les plus de quinze millions d’exemplaires écoulés de Silver Side Up, deuxième gros succès de la formation après le pourtant plus hétérogène All the Right Reasons (2005), très porté sur les ballades mielleuses à la limite de l’indigestion sonore. Décidément… Mais en dépit de ces lourds témoignages, le groupe a quelque part contribué à étendre la notoriété de la tendance post-grunge, et rien que pour ça, cette troisième offrande mérite le statut de référence.

Il est si tard… Kroeger, les riffs de la nuit?… bigre!

Laurent.

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