Korn – Follow The Leader

Genre: nü-métal                       ®1998

Après la parution des classiques Korn et Life is Peachy, une horde de clones éclot essentiellement sur le territoire américain en l’espace de quelques mois, chacun tentant à son tour d’atteindre la première place du podium « Néo-métal ». Si le premier Coal Chamber (et son énorme tube « Loco ») ainsi que Wisconsin Death Trip de Static-X ont un succès imminent, tout le monde attend néanmoins la troisième offrande du combo  de Baskerfield de pied ferme. Et ce qui devait se passer s’est foutrement bien déroulé: en plus d’avoir pondu des titres irrésistibles, Korn se réinvente et révolutionne une seconde fois le métal. Se sentant trahi par Ross Robinson qui a offert un son similaire au Roots de Sepultura, le quintet se sépare de son mentor et en trouve rapidement un à son goût, Mr. Toby Wright (Alice In Chains, Primus), le responsable de ce nouveau son plus propre et tout aussi massif.

Les douze plages de silence représentent une minute de deuil pour le petit Justin qui, juste avant de quitter la vie, a formulé le souhait de voir Korn sur scène; petite anecdote qui devrait expulser tout rapprochement avec quelconque enregistrement foireux… et voilà que retentit l’intro extra-terrestre de « It’s On! » suivie d’un riff de 10 tonnes signé la paire Munky/Head. Les deux guitares se répondent sans cesse au fil des morceaux et forment une sorte de « base » pour chacun d’eux, d’où cette flopée de hits puissants et surtout authentiques, car oui, Follow The Leader se veut plus hétérogène que ses prédécesseurs. Là où ces derniers n’effleuraient que de peu le hip-hop, FTL l’embrasse sans concession. Avec quelques duos rap (« Children  Of The Korn » avec Ice Cube, « All In The Family » en compagnie de Fred Durst et « Cameltosis »), Korn cherche l’hétéroclisme mais y parvient à demi-teinte, car aucun de ces trois titres n’a l’ampleur d’un « Freak On A Lesh » et son refrain inoubliable, d’un « Dead Bodies Everywhere » porté par la basse ultra-claquante de Fieldy, d’un « Pretty » au son étrange ou d’un « Got The Life » qui reste à ce jour le titre le plus accessible de la formation avec son beat presque dance.

Troisième album et troisième coup dans le mille. Le maître ne déloge pas de sa place et se permet même d’en faire taire plus d’un. Un grand pas pour Korn et un pas de géant pour le métal.

Laurent.

 

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