Machine Head – Unto The Locust

Genre: thrash technique     ®2011

Aujourd’hui, on parle de Machine Head comme étant les messies du métal moderne. Aujourd’hui, il est impensable de prétendre que la période The Burning Red/Supercharger fasse partie intégrante du passé du géant californien. Aujourd’hui, ce dernier est au sommet de ce qu’il a pu faire, ce qui sous-entend que Burn My eyes (1994) par exemple n’est pas aussi légendaire qu’il l’était il y a encore quelques années. Non…Aujourd’hui, on écoute du métal parce que ça bourrine ou parce que quelques groupes peuvent se permettre d’atteindre un niveau technique insoupçonné, mais qu’en est-il vraiment de l’efficacité derrière cette mascarade? En quoi les éléments cités rendraient le genre plus crédible qu’un album de métal où le moindre riff rend chaque morceau incontournable… comme Burn My Eyes?

Mettons-nous d’accord immédiatement: Unto The Locust est loin d’être un mauvais album compte-tenu de la qualité technique dont ont fait preuve Rob Flynn & cie. On ne peut leur pas reprocher d’avoir repris du poil de la bête après le bancal Supercharger (2001), surtout que la formation continue dans sa lancée « prog » en explorant d’autres frontières moins « rentre-dedans », même si la rage est toujours de la partie. Seulement, l’opus a beaucoup tourné dans la platine, non pas parce que Machine Head a un jour été une de mes formations préférées mais plutôt parce qu’encore à cet instant, il me faut comprendre en quoi Unto The Locust est indispensable.

Il ne sera pas utile de s’attarder sur chaque composition, car pour être honnête, chaque écoute de UTL provoque le même effet qu’après avoir écouté le discours de certains candidats à la présidence de la République. Les idées sont là, elles peuvent plaire ou déplaire sur le moment, mais au final, tout reste flou et on finit par vite oublier tout ce qui a bien pu se passer. En ce qui me concerne, Machine Head est devenu trop intellectuel, délaissant la spontanéité étouffante au profit d’une musique plus épurée mais dont il est difficile d’en tirer une émotion si ce n’est l’ennui. Pas de titre phare, parce que  même « Locust » qui semble être jugé comme tel ne me paraît pas aussi efficace qu’un « Halo » sur le plus convaincant The Blackening (2007). Après toutes ces  écoutes, peu de détails de cet épisode de la carrière des Californiens resurgissent, et même la production remarquable signée Flynn himself ne parvient pas au son massif si propre à MH de provoquer cette sensation d’écrasement qui faisaient fureur sur les autres albums (exit Supercharger).

Une déception donc, mais strictement personnelle, pour cet album qui confirme que le combo ne manque pas de ressources en terme d’énergie mais qui laisse pantois celui qui a adoré et qui adore toujours le MH bien lourd et qui va droit au but des premiers amours.

Laurent.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s