Supermen Lovers – Starlight

Genre: funk/house                ®2001

Phénomène grandissant dans la seconde moitié des 90’s, la « French house » est en pleine ébulition lorsque sortent les premiers albums de St. Germain et Etienne de Crécy puis des tubes interplanétaires « Music Sounds Better With You » ou « Around The World » respectivement de Stardust et Daft Punk. Viennent s’ajouter à la liste des valeurs sûres le duo de Air, Superfunk et Guillaume Atlan alias The Supermen Lovers qui nous intéresse en ce moment.

Dans la même optique que ses congénaires, le DJ mélange funk, disco et house music sans forcément tomber dans le plagiat. Avec de la suite dans les idées, il sort le 14 mars 2011 ce qui est à mes yeux l’un des plus gros tubes funk/house de tous les temps et un des plus gros coup de coeur tous genres confondus depuis, la version terrible de « Starlight » avec Mani Hoffman dont le clip-vidéo en est le principal vecteur. A l’heure où tout le monde se met au vocodeur, Guillaume Atlan chante naturellement de son timbre black qui s’accorde parfaitement avec cette ligne de basse ultra-groovy comme si Barry White avait rendu visite à Etienne de Crécy le temps d’enregistrer un tube gigantesque.

Que d’éloges il est vrai pour un seul morceau, une première sur Noisyness mais puisque les albums des Supermen Lovers ne m’intéressent guère, probablement le résultat d’un blocage sur un morceau à mes yeux indétrônable et intemporel, il vaut mieux parler de ce qu’on connaît le mieux. Un met unique dont la ration quotidienne est presque devenue un rituel.

Laurent.

Jamiroquai – Synchronized

Genre: disco/funk/jazz         ®1999

Si vous êtes à la recherche de disques ne contenant que des tubes potentiels ou complètement assumés, Jamiroquai est fait pour vous. Grande figure de l’acid-jazz moderne jusqu’à son troisième album Travelling Without Moving inclus, puis de la disco-funk par la suite, Jamiroquai, mené par le bison Jason Kay, n’a jamais fait de réel faux-pas dans sa carrière. Pour illustrer le meilleur, je vous propose une analyse de Synchronized, quatrième rejeton qui signe l’intégration de la disco et qui se veut être à l’heure actuelle le plus abouti de cette pourtant prestigieuse discographie.

Une chose à savoir: Jamiroquai est un groupe avant d’être Jay Kay et en dépit de ce virage plus orienté « grand public », l’osmose est toujours aussi présente. Là où anciennement, Jamiroquai excellait dans les ambiances « piano-bar » sentimentales,  Synchronized élargit ses compétences en envoyant ses fans sur les pistes de danse avec les tubes disco intemporels que sont « Canned Heat » et « Soul Education », dans la droite lignée de « Cosmic Girl » sur l’album précédent.

L’ambiance est plus sombre qu’à l’accoutumé avec les nouveaux éléments électro centrés sur des basses de dix tonnes (« Planet Home », l’instrumentale « Destitute Illusions » et « Supersonic », qui signe le retour du didgeridoo), et la touche rock apportée par « Deeper Underground » (révélé par la B.O de Godzilla) est saisissante de crédibilité, comme quoi transforme tout ce qu’il touche en or. Pour les fans de la première heure, les petites perles « Falling » et « Butterfly »  repoussent l’expérience jazz de Jamiroquai vers ses derniers retranchements, tandis que « King For A Day » annonce la fin avec son clavecin mythique pour un des morceaux pop les plus étranges mais accrocheurs qui existent.

Il n’existe pas de meilleur album de Jamiroquai, car chacun de nous se doit de s’identifier aux influences qui parsèment chaque galette, un peu comme MJ et tous ces grands artistes qui doivent leur succès à leur éclectisme et ce sens de l’innovation. Synchronized est celui que je conseille car il représente la meilleure passerelle pour entrer dans la spirale psychédélique de ce groupe unique. Et en plus de ça, les tubes répondent à l’appel, alors pourquoi se priver?

Laurent.