City Of Fire – City Of Fire

Genre: métal alternatif             ® 2010

Burton C.Bell n’en finit pas de nous étonner. Après le carton plein du « Mechanize » de Fear Factory sorti au début de l’année, album brut et surement le meilleur depuis « Demanufacture », le chanteur décide de créer à nouveau un side-project (l’autre étant le rock atmosphérique de Ascension of the Watchers) avec cette fois ses amis Byron Stroud (Fear Factory, ex-Strapping Young Lad) à la basse, Bob Wagner derrière les fûts et Terry Murray à la guitare, également producteur du combo.

C’est donc avec hâte que je me lance sur cette galette issue de Vancouver au Canada. Et force est d’admettre que le final est au-delà de mes espérances. Exit les beats ultra-rapides de FF, les compos ont été peaufinées à la note près. Et on a toujours droit à l’alternance chant clair/hurlé de Burton, qui n’est pas pour nous déplaire. Les riffs se veulent généralement assassins et mélodiques à la fois, ce qui renforce l’intensité de l’ensemble. De « Carve Your Name », un des titres les plus violents de l’album au plus calme et sombre « Dark Tides Revisited », on note que chaque morceau à sa fibre, malgré une certaine linéarité notable qui pourrait vite lasser si on ne tend pas à décortiquer la multitude de sonorités présentes sur City of Fire.

Voici donc une oeuvre qui sort un peu du lot, loin des clichés Métalcore qui commencent un tantinet à gonfler, une certaine innovation pourquoi pas en proposant une sauce originale de puissance et mélodies accrocheuses et non-dénuées d’ingéniosité. Bravo messieurs, le monde du Métal n’a pas encore dit son dernier mot grâce à votre formidable travail. Reste à savoir si le groupe a prévu de défendre son album sur scène, a priori non, Fear Factory entamant sa troisième tournée Mechanize à la fin du mois. Sur ce, viva COF!

Laurent.

Anathema – We’re Here Because We’re Here

Anathema - We're Here Because We're HereGenre: Dream-rock                               ® 2010

 

7 ans d’absence. Même s’il y’a 7 ans, je ne connaissais que vaguement Anathema et son très bon Alternative 4 (1998), le groupe est devenu au fil des années un de mes groupes préférés d’Atmo-rock.

Le groupe a entamé sa carrière comme précurseurs du genre Doom-goth métal, au même titre que Type 0 Negative, Paradise Lost et My Dying Bride. Peu fan de cette période doom de la bande des frères Cavanagh, j’ai énormément plaisir à écouter ce qu’ils ont à offrir aujourd’hui. Et surtout ce We’re Here Because We’re Here.

On  comprendrait presque ces 7 années d’absence, à peaufiner ce joyau. C’est tout simplement beau, ça coule comme de l’eau claire dans la descente du Tarn.

Plus sérieusement, de « Thin Air » à « Hindsight », aucun morceau n’est à jeter. « Dreaming Light » sonne (presque!) comme les meilleurs chansons de Radiohead, « Everything » et son côté progressif plus qu’efficace, l’émotionnelle « Angels Walk Among Us » et ses influences pinkfloydiennes.

Après trois écoutes consécutives, après avoir analysé chacune des notes émanant de cet opus, il est évident qu’il s’agit de l’album le plus abouti du groupe, peut-être même le meilleur album de Rock Atmosphérique jamais réalisé. Un chef-d’oeuvre qui botte le cul à la concurrence (…quelle concurrence??) et dont on aura difficilement l’occasion de se lasser. Superbe.

9,5/10

Laurent.

Soulfly – Omen

Soulfly - OmenGenre: World-thrash                           ® 2010

Ce qui est chouette avec Soulfly, c’est qu’on à le droit à un album environ tous les deux ans depuis 1998 ; ni trop long pour ne pas dérouter les fans, ni trop court le temps de pondre une musique de qualité. Parce que Soulfly, ce n’est pas le groupe de n’importe qui. Lorsqu’on évoque Soulfly , on pense systématiquement à Massimilio Antonio Cavalera, alias Max Cavalera, qui hurle ses tripes et balance des riffs assassins depuis le Morbid Visions de Sepultura (1985)

Voici donc le tant attendu Omen en 2010, et que dire… Quel retour aux sources phénoménal!!
Et oui. Dès la première seconde de « Bloodbath and Beyond », je comprends qu’on a pas affaire à de la compote. Pas d’intro ici, on rentre dans l’tas, rien à foutre de savoir si untel à les tympans plus fragiles que d’autres, j’accueille donc à bras ouverts le côté très hardcore du premier morceau. Puis s’ensuit « Rise of the Fallen », qui me rappelle immédiatement le groove qui a fait le succès des premiers albums, avec le chant criard de Greg Puciato de The Dillinger Escape Plan. « Kingdom » me donne envie d’headbanger (même avec 4 cm de cheveux, on peut!), et je suis très content que Cavalera nous refasse du bon hardcore (« Vulture Culture ») et un morceau presque death (« Counter Sabotage »). J’ai même eu plaisir à me laisser entraîner par « Soufly VII » et ses petites mélodies de guitare.

Tout ça pour dire que Omen est bien plus accessible que son honorable mais moins inspiré prédécesseur Conquer (2008). Peut-être pas aussi percutant que l’étaient Prophecy (2004) et surtout Dark Ages (2005), mais je pense que les fans seront conquis.

Laurent.