Tame Impala – InnerSpeaker

Genre: Dream-rock psychédélique               ® 2010

Qui a dit que le psychédélique s’était révolu vers la fin des 70’s? Non, ô nobles lecteurs, les expérimentations typiques de ce genre, appelé également « acid » (en rapport avec le LSD et ses effets secondaires), ont bel et bien subsistés durant les trois dernières décennies, affrontant alors  les nouveaux courants qui tentèrent de l’effacer, à savoir le punk, la new-wave, le grunge, l’électro, et même le métal.

En 2010, l' »acid » rock revient de plus belle avec les deux excellents albums que sont le Congratulations de MGMT, plus teinté électro, et ce InnerSpeaker de Tame Impala, plus traditionnel tout en étant au goût du jour.

Tame Impala est un trio australien dont le nom est inspiré d’une antilope au nom scientifique d’impala, et est composé de Kevin Parker, de Dominic Simper et de Jay Watson, respectivement chanteur-guitariste, bassiste et percussionniste. Après un Ep remarqué en 2008, l’acid-band sort sont premier album en 2010. Et bon sang, un vrai coup de maître!

Sans déconner, à la première écoute de ce InnerSpeaker, on ressent déjà comme une envie de voyager, ne serait-ce que dans les limbes de notre esprit. Les mélodies sont incroyablement inventives et mémorables, et ce dès « It’s Not Mean To Be ».

Le gros avantage de cet opus, c’est que la plus longue compo ne dépasse pas les huit minutes, on peut donc oublier le côté pompeux des longues expérimentations acid, les australiens ont donc su doser avec brio la qualité avec la quantité.

Ne vous attendez pas ici à du rock lourd remplit d’effet fuzz, non, Tame Impala use d’un son clair et doux, mais se permet quand même des petites virées électriques comme sur le très entêtant « Desire Be, Desire Go » ou « Expectation » et ses envolées de batterie; je rappelle que la principale force de cet album réside dans les mélodies, quite à me répéter.

« Alter Ego » est surement le titre qui sonne le plus « moderne », avec sa batterie entraînante. « Solitude is Bliss » rappelle quelque peu Kasabian et ses couplets aériens mais toujours rythmés,  et l’instrumental Jeremy’s Storm, malgré son côté répétitif,  est des plus délicieux.

Tout ça pour dire que tous les morceaux, bien que pas vraiment différents les uns des autres, sont un véritable plaisir de détente et d’écoute tout simplement, l’écoute au casque est une valeur sûre pour savourer un tel album, premier d’un jeune groupe formé en 2007 dont la moyenne d’âge ne dépasse pas les 30 ans. Une nouvelle belle découverte pour cette année 2010, qui devrait servir d’exemple à tous ces artistes peu inspirés, qui remplissent leurs albums de riffs réchauffés et de mélodies faciles, quel intérêt, sinon de faire honte à l’univers du rock. Allez, jamais deux écoutes sans trois d’affilées, comme on dit, nan?

8/10

Laurent.

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