Onslaught – Sounds of Violence

Genre: thrash                    ® 2011

Lorsqu’on parle de thrash, il est plus fort que nous de penser en priorité au BIG FOUR, à la Bay Area ou au Big Three of Teutonic Thrash. Seulement, il existe également une formation britannique qui a lancé le genre sur sa terre natale, Onslaught. Séparé en 1991, personne ne s’attendait à une reformation en 2004 qui allait nous apporter trois ans après un Killing Peace absolument détonnant, une invitation au headbanging pur et dur.

Pari gagné pour le retour en coup de massue, il ne reste alors qu’à réaliser l’album qui confirmera que Onslaught est toujours aussi populaire et important aux yeux de la thrashmania, car il s’agit de trouver sa place auprès des excellents derniers albums d’Exodus et de Megadeth.
Sans trop tourner autour du pot, cette cinquième offrande est sacrément bien foutue. La production fine du désormais géant Jacob Hansen (Nightrage, Mercenary) privilégie un son de guitare énorme, qui n’efface néanmoins en rien la qualité technique de l’ensemble de l’opus.

A cheval entre le thrash moderne (« Born For War », le plus mid et sombre « Code Black ») et des structures D-beat déjà présentes sur son prédécesseur (« Rest In Pieces », « Hatebox ») que les Slayer et autres Kreator ne renieraient pas, Sounds of Violence est plutôt varié dans son ensemble, de plus que les mélodies sont de mise avec « Suicideology » et le terrible solo de « Godhead ».
Un chose est sûre, Sy Keeler est un immortel teigneux, hurlant toujours ses tripes avec la même élégance depuis maintenant 25 ans, et sachant varier son timbre de manière impressionnante selon le rythme. Et puis histoire d’ajouter du sucre glace sur les fraises, une petite reprise efficace de l’hymne « Bomber » d’un groupe qu’il est inutile de présenter, surtout quand Tom Angelripper (Sodom) et surtout Phil Campbell viennent prêter main forte aux cinq britanniques.

Pas vraiment d’uppercut similaire à celui provoqué par Killing Peace à l’écoute de Sounds of Violence, car il n’y a aucune véritable évolution, mais en matière de thrash qui casse la baraque et qui provoque d’incessants torticolis, Onslaught n’a plus rien à prouver. Voilà bien une sacrée confirmation que c’est dans les vieux pots que sont faits les meilleures potages. Alors si en plus on y ajoute du poivre… Mama-mia!

Laurent.

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