Ten – Stormwarning

Genre: hard-rock mélodique      ®2011

Qu’est-ce qu’on a retenu du hard rock britannique depuis sa création au milieu des années 60? Led Zep’, Deep Purple, Queen, Mötörhead, que des noms évoqués lors de débats musicaux entre aficionados cherchant à défendre un genre considéré comme désuet pour les générations post-1990. Si la plupart de ces grands groupes sont éteints à l’heure actuelle, il n’est pas s’en rappeler que beaucoup d’artistes n’ont pas l’intention de laisser le flambeau s’éteindre, même en proposant la même recette encore et encore.

Hugues (Gary, pas Glenn, voyons…) est justement un des meilleurs exemples de ce plaisir à parcourir les sentiers battus tout en y apportant une marque de fabrique spécifique, une voix posée qui transporte tout en étant beaucoup moins expressive qu’un Plant ou un Joey Tempest, et un goût prononcé pour le rock mélodique.

Ten est donc un groupe de hard rock mélodique, dont Stormwarning est le dixième album studio en quinze ans. Produit par Dennis Ward, ce dernier opus comporte un joli livret réalisé par le dessinateur d’heroic-fantasy Luis Royo que l’on aura plaisir a parcourir durant une bonne partie de l’écoute.

Tiens l’écoute, venons-en: long d’une heure et six minutes, Stormwarning détient autant de perles que de morceaux fades. L’oeuvre commence sur une touche non loin de l’excellence avec le très réussi «Endless Symphony» avec son intro tribale menée par un Paul Hodson inspiré suivi d’un riff énorme et d’un refrain mémorable, incontestablement LA pépite de l’album. D’autres morceaux tirent leur épingle du jeu comme la très british «Stormwarning», la plus classique mais entraînante «Book of Secrets», ainsi que «The Hourglass and the Handside» avec ses allures de tube et surtout l’épique «Destiny» qui fera la paire avec le premier morceau en terme d’efficacité. La présence de balade «Love Song» est également un bonus en ce qui concerne les morceaux accrocheurs.

C’est clair, Ten aurait pu frapper un grand coup en continuant dans cette lancée, seulement il a fallu que la bande à Hugues s’attarde sur des mollusques comme «Centre of My Universe» et son intro aux faux airs de Metallica, l’inutile «Kingdom Come» trop longuette pour ce qu’elle offre ou «The Wave» faisant office de balade pompeuse comme pas possible. Heureusement que la plus fun «The Darkness» empêche le voyage de s’achever sur une mauvaise note.

Sans trahir ses convictions, Ten propose un album certes mitigé mais majoritairement agréable. On aurait apprécié un peu plus de titres moins longs, mais on ne peut pas cependant reprocher aux britanniques d’être des vétérans du genre, surtout en y incorporant une couleur mélodique assez personnelle. Et puis la voix de Hugues, on l’apprécie ou on la déteste, aucun juste milieu n’a lieu d’être, mais ce sera un tantinet dommage de ne pas s’intéresser au talent de ce monsieur prolifique. La «tempête» a quand même fait son petit effet, mine de rien…

7/10

Laurent.

 

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