Essence – Lost in Violence

Genre: thrash moderne              ®2010

Si vous pensez que cette nouvelle décennie sent la pénurie de carburant à plein nez, dites vous bien qu’il n’y a pas que sur l’or noir que l’on peut compter: une jeune formation de thrash native du Danemark est prête à remplir nos réservoirs d’une bonne dose de riffs acérés avec une pêche qui fait honneur au genre.

Avec un Ep remarqué en 2007, Essence sort son premier opus enregistré aux studios Medley de Copenhague via UltimHate Records après avoir accompagné de grands noms comme Artillery et Mnemic. Produit par Soren Andersen, Lost in Violence s’annonce comme une belle démonstration du talent de ces danois, influencés par thrash allemand de Kreator, Sodom et Destruction ainsi que plus logiquement par Artillery tout en ayant une fibre assez personnelle, résolument moderne.

Dix titres donc pour ce premier effort, qui sans réelle prise de tête apparente, devrait convenir à tout amateur de «métal qui bat», car en dépit du jeûne âge de ces gus, il est clair que la leçon a bien été retenue. Un livret ainsi que des paroles dénonciateurs des horreurs de la Guerre en son sens général, un batteur fou, des solos dans tous les sens, un Lasse Skov en tant que brailleur invétéré et une basse très en avant, voilà ce qui compose Lost in Violence et qui provoque un tel carnage. Certains passages sont vraiment irrésistibles comme le long break instrumental de «Unlimited Chaos», la ligne mélodique de «Trace of Terror» ou au grand bonheur des bassistes, l’intro virtuose de «Blood Culture». Le reste, sans être extraordinaire, a de quoi satisfaire une panne sèche de grosses rythmiques dans les écoutilles. Même la petite pose «Oblivion» rappelle les interludes des premiers Annihilator, petite nostalgie qui fait surface avant la très heavy «Shades of Black».

Bonne surprise de la part de ces petits nouveaux, dans l’espoir de les voir dans de brefs délais sur scène, dont la renommée est déjà confirmée un peu partout en Europe. Le Danemark est un pays filou, s’imposant discrètement sur le devant du death mélodique et dorénavant du thrash. Un code rouge s’impose, c’est même indispensable, en vue de cette petite tuerie que vous aurez plus la chance de trouver chez le disquaire du coin que dans une station-service, bien entendu. Que l’essence soit avec vous.

Laurent.

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