Moby – Play

Genre: house                ®1999

Moby, ou l’art et la manière de pondre un hymne avec une mélodie qui tourne en boucle. Connu aussi bien en tant que DJ que punk-rockeur (Everything Is Wrong (1997) et Animal Rights (1996), ainsi que son groupe Diamonsnake), ce fou de musique électronique a été révélé à la face du monde en 1999 avec la sortie du désormais classique Play, premier album de l’histoire de la musique entièrement réalisé sous license commerciale. La quasi-intégralité de Play a accompagné films et publicités, d’où une renommée aujourd’hui incontestée.

Au-delà d’une question de succès, Play est le plus eclectique de sa discographie. Là où il était possible d’assimiler chaque album précédent à un style propre, ce disque est en revanche si emprunt d’influences que l’on finit par comprendre qu’il est un OVNI parmi l’industrie du disque.

Si les morceaux les plus connus, à savoir la première moitié de l’album, continuent à être diffusés dans les médias sans véritablement nous gonfler par leur parfum de hits intemporels (sauf la superbe « Rushing »), les plus beaux et intéressants moments se trouvent dans l’autre moitié, certes moins connues mais plus intimistes et touchantes. La touche trip- hop de Play ramène souvent à Massive attack (« If Things Were Perfect », « The Sky Is Broken », l’instrumental « Down Slow » et « Rushing ») et fait autant voyager que les compositions orientées musique ambient (« Inside », « My Weakness »). Deux morceaux instrumentaux (« Everloving » et « Guitar, Flute & String ») aux mélodies simples mais d’une beauté qui les rend imparables renvoient aux meilleurs moments passés avec Pink Floyd.

Aux côtés de Robert Miles (« Children ») et de Rob Dougan (« Clubbed To Death »), Moby incarne l’électro qui se savoure plus qu’elle ne se danse. L’air de la house made in 90’s signe ses dernières heures dans un concept réinventé dans Play, soit le genre d’albums qu’on écoute quand on ne sait pas trop dans quoi mettre dans son lecteur. Treize années que ça dure, en espérant encore qu’il n’en sera jamais autrement.

Laurent.

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