Sepultura – Beneath The Remains

Genre: thrash/death              ®1989

Tous les thrashers ont leur « petit » groupe favori. Pour la plupart, le « Big Four » (Metallica, Slayer, Anthrax et Megadeth) reste la référence ultime, ce qui n’est pas une erreur en soi mais il ne faut pas oublier que la scène thrash des 80’s est remplie de perles. Au-delà des excellents successeurs (du Big Four) que sont Exodus, Death Angel, Overkill et ces tarés d’allemands (Sodom, Destruction et Kreator), il y eut au Brésil un groupe, Sepultura,  initialement orienté vers un black/death hyper violent et occulte –Morbid Visions (1985) et Schizophrenia (1987)- qui n’avaient rien à envier aux novateurs Morbid Angel et Possessed. En 1989, Max Cavalera se rend aux Etats-Unis avec des compos toutes fraîches à la recherche d’un label, et c’est dans les locaux de Roadrunner qu’a lieu la rencontre avec le jeune ingénieur du son Scott Burns qui va produire le troisième album de Sepultura, Beneath The Remains.

De retour à Rio, Max et ses compères se réunissent dans le Nas Nuvens, un ridicule studio qui leur est attribué faute de moyens, pour mettre en boite les neuf morceaux du prochain disque. Enregistré en une dizaine de jours, Beneath The Remains bénéficie cependant d’un mixage de qualité aux studios Morrisound en Floride de la part de Scott Burns. L’album, qui ne sonne pas tout à fait comme ceux ricains (ou des allemands), fascine Roadrunner qui débourse des moyens considérables pour sa promotion et sa distribution. La pochette signée Michael Whelan est absolument magnifique et illustre à merveille le contenu de l’opus. Musicalement parlant, la batterie d’Igor écope d’un son percutant et légèrement en avant, de même que les guitares de Max et d’Andreas Kisser atteignent des sommets d’incision quasi-inédits.

Délaissant le death anarchique au profit d’un thrash/death technique et agressif, BTR n’est pas l’album d’un groupe amateur cherchant à jouer plus vite que les autres. Les prouesses de chaque musicien, entre les contre-temps d’Igor, le solo de basse de Paulo Jr. sur le final de « Stronger Than Hate », la voix éraillée et les riffs assassins de Max et le jeu subtil d’Andreas Kisser alternant entre solos mélodiques et arpèges (l’intro de « Beneath The Remains »…miam!), font de ce disque une pure tuerie de A à Z. Sepultura signe un des meilleurs albums de death/thrash de tous les temps et en ce qui me concerne, signe le début d’une grande histoire d’amour avec un groupe qui avait sa propre identité et dont le succès fut sacrément mérité.

Laurent.

2 réflexions sur “Sepultura – Beneath The Remains

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